16 mars 2007
Le vocabulaire des politiques
Je ne sais pas si comme moi vous l'avez remarqué, mais on ne comprend rien à ce que disent un certain nombre d'hommes politiques, non pas parce que leur message est conceptuellement trop élaboré mais parce qu'ils emploient un nombre impressionnant de néologismes et de tournures grammaticales "imaginatives".
Prenons l'exemple de l'intervention de Mme Royal hier soir dans l'émission " à vous de juger" (j'aurais pu aussi bien faire le même exercice pour d'autre candidats mais il est vrai que Mme Royal va assez loin dans son domaine!)
Verbatim: "Les Français ne veulent pas être instrumentalisés dans un vote", " Ce n’est pas un vote de revanche", " Je ne suis pas quelqu'un par nature qui ait envie de s'acharner", " Je pense que le respect aussi pour la fonction présidentielle aurait mérité un certain délai", "Beaucoup font déjà les 35 heures ", il "fallait que les profits soient équitablement répartis sur la chaîne de production ", elle a aussi souhaité "remettre à plat les inégalités les plus criantes réalisées " par la réforme des retraites, "je veux que la France revienne à la table de l'Europe"...
Et après l'oin s'étonne de le déconnexion entre la masse et les élites politiques !
13 mars 2007
La formation professionnelle: le meilleur remède au chômage
En France domine encore la croyance en la possibilité d'avoir un seul métier pour toute la vie.
Or, c'est un poncif, notre société va de plus en plus vite. Les consommateurs sont versatiles et les modes sont courtes. Du jour au lendemain le consommateur abandonne la télévision cathodique au proft de l'écran plat, n'utilise plus de charbon pour se chauffer et préfère la cuisine japonaise à la cuisine régionale. Ce n'est donc pas la faute de l'Etat si des entreprises ferment, c'est parce qu'elles ne servent plus les besoins des consommateurs.
De l'autre côté on observe qu'un grand nombre de secteurs n'arrivent pas à recruter: le batiment, l'informatique, la restauration, et récemment les fonctions commerciales. Ces secteurs font donc face à la pénurie de main d'oeuvre et tentent tant bien que mal de recruter des étrangers.
Il faut donc, c'est une évidence, favoriser la reconversion professionnelle des chômeurs qui sont dans des filières sans débouchés en leur proposant systématiquement des formations diplomantes leur permettant de s'orienter dans des filières à débouchés. Chacun doit disposer d'un crédit formation valable tout au long de la vie, à utiliser non seulement pour la formation initiale mais aussi pour la formation continue et la reconversion. Un volet coercitif doit être mis en place, en réduisant progressivement les indemnités chômage de ceux qui refusent d'entrer dans les programmes de reconversion.
C'est au prix de ce changement de mentalité que l'on arrivera enfin à donner un emploi à tous !
